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Petit précision: Mel écrivait en bleu et Seb en noir

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 14:31

Le Karthala est le nom d’un des deux volcans formant l’île de la Grande Comore (Ngazidja), l’autre étant le volcan de la Grille, formant le nord de l’île.

Le Karthala est né il y aurait 130 000 ans et débute sous la mer à 4000 m de profondeur, il a été créé par les mouvements des plaques tectoniques

 

 

1 musée (14)

un petit détour par le musée vous permettra d'avoir des infos sur le volcan


C’est un volcan bouclier, rouge, de 30 km de long à 2361m d’altitude, c’est le point culminant de l’Archipel des Comores. Ce volcan est de type effusif provoquant des éruptions hawaïennes (avec des coulées de lave). C’est le même type de volcan que le Piton de la Fournaise et le Piton des Neiges à la Réunion, ainsi que de nombreux en Islande.

Il connaît de nombreuses éruptions recensées depuis le XIXe siècle, certaines sont magmatiques d’autres phréatomagmatiques (contact entre le magma et les nappes phréatiques causant de la fumée de vapeur d’eau et l’éjection de blocs de pierres et de cendres) et viennent du cratère principal ou d’autres cratères situés sur ses flancs. La dernière éruption a eu lieu en 2007 faisant 69 morts, il y en a eu aussi en 2006 et 2 en 2005 et encore d’autres bien avant, notamment en 1977 dont les coulées de lave ont dévastées le village de Singani. La première semble avoir eu lieu en 1050.

Il est surveillé par l’Observatoire Volcanologique du Karthala (créé en 1986 et installé en 1988) qui collabore avec celui du Piton de la Fournaise à la Réunion. Cet Observatoire surveille attentivement l’activité du Karthala en s’y rendant régulièrement (1 fois par mois) et en enregistrant l’activité sismique afin de pouvoir limiter les dégâts matériels et humains d’une éruption, mais aussi pour étudier les phénomènes volcanologiques.

 

2 observatoire volcan

l'observatoire se situe juste derrière le musée (vous y serez bien accueillis)


Un lac s’était formé dans le cratère principal après l’éruption de 1991 mais a disparu lors de la 1ère éruption de 2005. A son sommet, on atteint une caldeira de 4 km sur 3, formée de cendres. Le tour du cratère prendrait 5 heures de marche. C’est un des cratères les plus grands du monde pour un volcan actif.

 

karthala 1


Notre ascension a duré 7 heures, il faut en compter 6 en moyenne (mais on était bien chargé). Et la descente vers le sud, au village de NKourani-Sima a pris environ 6h. Les temps de marche sont variables selon le chargement, le rythme de marche et le climat qui joue un rôle important (il peut être pluvieux, couvert ou très ensoleillé, il faut alors s’arrêter et boire plus souvent), on peut aussi se la jouer balade et profiter du panorama et faire de nombreuses photos (je crois qu’on a du en faire plus de 330 !). Il faut prévoir de l’eau environ 2 bouteilles par personne pour l’aller et une pour le retour au minimum et bien entendu un minimum d’entrainement est nécessaire.

 

9 le karthala (109)

 

Pour le sommet, il est utile de prévoir des vêtements chauds car à cette altitude la température est beaucoup plus basse qu'au niveau de la mer.

A la saison sèche il peut geler et en saison humide (été austral) vous avez de fortes chances de rencontrer la pluie.

En résumé, cette randonnée est assez difficile (pour des personnes qui ne sont pas des randonneurs) mais ça vaut le coup d’œil !

 

52 le karthala


En haut, c’est impressionnant, grandiose, époustouflant… et ce silence qui nous fait chuchoter…

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 21:09

Du 11 au 18 mai 2010

 

La dernière des iles de la Lune, que nous ne connaissons pas encore…

 

 

46 grande comorienne


11.05.10

Départ de M’tsamboro vers 9h00 pour trouver un taxi.  ½ h plus tard, un taxi nous emmène à Mamoudzou pour les derniers préparatifs du voyage : acheter un camel-bag (le notre s’est déchiré la veille) et prendre des sous. On s’arrête à Kawéni et on doit poursuivre à pied avec nos bagages car une grève des profs nous barrent la route…

Un petit coucou à Anne que nous croisons par hasard sur la route et qui nous apprend que sa sœur est là-bas depuis 1 mois et y travaille comme sage-femme, peut-être la croiserons-nous.

Fin des courses à Mamoudzou, on prend la barge et le taxi, et à l’aéroport l’avion a un peu de retard (45 min) mais ca va on décolle et on arrive vers 16h00 à l’aéroport de Hahaya. Formulaire de débarquement, Visa (60 euros pour un biométrique mais ils n’avaient pas le temps donc ils nous l’ont fait manuellement mais c’est 60 euros quand même), et change directement à l’aéroport. Aéroport impressionnant tellement il est propre.

Nous nous engageons vers Moroni en taxi, bien sûr à 10 euros (tarif touriste nouvellement arrivé) et on se trouve une petite pension à 8000 Francs Comoriens (16 euros), la Pension El Yémen. Nous n’avons pas pris les hôtels chez qui un des guides de l’aéroport nous envoyé car trop chers et ils se faisaient une bonne commission…le taximan nous a dit plus tard que ce type était un magouilleur…

Seb est tout de suite à son aise avec les gérant, la dame parle arabe et anglais, le monsieur est djiboutien et se prend vite d’amitié pour Seb, qui du coup, peut expérimenter son arabe égyptien…

Une fois installés dans la chambre, on part faire un tour en ville.

 

 

8 quartier marché (6)


Apparemment il pleut encore beaucoup (et cette fois je n’ai pas pris ma veste de pluie, j’étais trop optimiste et je sais que j’aurai du écouter Seb…) mais là ca s’est calmé. Une coupure d’électricité générale fait que nous commençons le repas dans un ptit resto à la bougie mais cela reprend 10 min plus tard. Au menu thon grillé et jus de goyave rouge maison, trop bon.

 

12.05.10

Levés dès 7h30 pour un petit dej en ville, confirmer Air Austral pour le retour et trouver le guide qui nous emmènera au Karthala.

Les rues et les maisons sont faites de roches volcaniques, il n’y a pas de maisons traditionnelles en coco tressés et torchis, mais en tôle, béton ou pierre. Certaines maison sont à l’abandon et envahis par les herbes et les lianes des fruits de la passion.

Au hasard, on tombe sur le musée, on y va donc et on tombe sur le cœlacanthe. Le dernier semble avoir été péché au large de Mohéli en 2003 mais sur internet on voit qu’il y en a péché en janvier 2010 à Anjouan (et on y était à cette période).

 

 

1 musée (32)

 

 

1 musée (12)


En face se trouve l’observatoire volcanologique. Il nous apprend qu’il n’y a pas eu d’éruptions depuis 2007, qu’en ce moment il est calme et qu’on peut y aller ! Le seul souci serait la météo, il y pleut souvent.

Petite sieste et on est toujours à la recherche de « Chauffeur », le guide conseillé par tout le monde. En attendant de pouvoir le joindre, on visite la Médina et les quais de la vieille ville de Moroni.

En rentrant on assiste à un match de foot.

 

 

5 foot

 

Puis on se rend à Itsandra Plongée, bar restaurant ayant autrefois un club de plongée mais il leur manque un moniteur. On peut y plonger, RDV demain à 9h.

 

 

6 itsandra (3)


Finalement on arrive à joindre Chauffeur au tel, il nous retrouve à la pension : ascension prévue vendredi, bivouac et retour samedi. Il nous prête tente et duvet. Et au retour du samedi on descend par son village pour assister à un Grand Mariage ce week end. Bon programme. Pour le Karthala, on prend quand même un porteur pour 85 euros chacun, sinon on aurait pu payer 50 euros et porter le matériel de bivouac et gamelles en plus de nos sacs…faut pas abuser… !

Quand on demande le Karthala à partir d’un hôtel, l’hôtel se prend une commission et les prix ne descendent pas sous 110 euros par personne, en plus de payer la chambre d’hôtel pour garder les affaires pdt l’excursion…c’est aussi une solution car nous on a du tout porter. L’un des deux guides officiels étant Chauffeur, c’est aussi celui recommandé par tous et celui que les hôtels appellent pour le Karthala.

Pour le contacter directement :336 53 87 ( de la france il faut mettre au début le 00269 )

 

13.05.10                        

Plongée à Itsandra avec le matériel du club, pas entretenu, on signe même une décharge de responsabilité…rassurant, mais le club n’a plus de moniteur et en cherche un, pourquoi pas nous ? Une barque nous emmène sur un site le long de la côte, au niveau de l’Hôtel Cœlacanthe et on suit la côte à main droite. Enorme barracuda à 40m. Déchets de cannettes par endroits ou des pneus mais il y a une grande variété de coraux, de poissons de récifs coralliens, une tortue et même une épave…à replonger si on a le temps !

La journée se poursuit dans la médina, on se perd dans les ruelles, et on boit un café dans une boutique.

 

          4 la médina (2)   7 la médina (19)   7 la médina (6)


Seb trouve un endroit dans la rue pour dessiner. Hamid, poète perdu qui rêve d’éditer son recueil de 15 pages prend la pose.

 

 

44 la médina de moroni


On rentre tôt. Chauffeur doit nous rendre visite pour préparer l’excursion de demain et se lever à 4h…

 

14.05.10 Ascension du Karthala

4h15 levés, 5h RDV avec Chauffeur et 5h30 début de l’ascension au départ de M’Vouni à 390m d’altitude vers le Karthala qui culmine à 2361m, le cratère le plus grand du monde d’un volcan encore actif.

Seb porte les 12-14 kg de bagages + 3l d’eau et moi 5kg + 3l d’eau, un porteur prend les tentes, bivouac …avec Chauffeur qui porte près de 30 kg.

On grimpe dans la nuit avec les lampes de poche, une pause quand il fait jour et on est qu’à 600 m.

 

 

9 le karthala (26)

 

on grimpe encore et toujours, c’est raide. On fait des pauses régulières pour boire et manger un peu. J’en peux plus, dans ma tête j’espère qu’on arrive bientôt. On croise des goyaviers sauvages, c’est trop bon, on voit des rapaces dans les arbres. Il y a de moins en moins de bruits et il fait de plus en plus « frais », le sac se fait plus lourd et les paysages évoluent. De terres agricoles, on pénètre une forêt primaire dense et humide, plus tard on a l’impression d’être dans les landes, on est à 1500m. Il n’y a plus de culture ni d’élevage à cette altitude. Et le massif du Karthala parait encore si loin…laissez-moi là. Je veux attendre ici ou redescendre et dormir. C’est dur. J’aimerai que Seb avec ses 18 kg abandonne, mais il tient et je me répète qu’il faut y arriver.

 

 

9 le karthala (287)


On pense alors qu’on atteint le sommet mais non, il y en a un autre derrière et encore un autre…et puis on domine toute l’ile, on voit les côtes nord, sud, est et ouest. Et finalement on se refroidit, les arbres autour de nous sont morts, brûlés par les cendres de la dernière éruption.

 

 

9 le karthala (48)

 

la cendre tapisse le sol.

 

                9 le karthala (64)    9 le karthala (114)

 

On arrive enfin, épuisés, sous un beau soleil mais avec un vent froid.

 

 

karthala-4.jpg


On fait un tour d’une partie du cratère pour arriver au lieu de campement. Le soir on mange et on se réchauffe autour du feu. La nuit est froide, moins de 10°C, le sol est dur et on a mal partout…

 

15.05.10

Après une nuit laborieuse, debout à 6h pour Pdej et levée du camp. On prend de l’avance pour profiter du paysage, d’en haut on voit Mohéli et Anjouan est un peu plus loin dans les nuages. Il paraît que quand c’est dégagé on voit même Mayotte !

On redescend assez rapidement dans les conifères. Chauffeur nous passe devant pour prévenir sa femme qu’on va arriver. Le panorama est superbe.

 

 

9 le karthala (250)

 

On tient un bon rythme. A midi on est proche du village, on passe près d’une « scierie traditionnelle », on croise des villageois. Et là, après 5h de marche, on fatigue, on se tord les chevilles, les genoux cèdent…on finit avec des cannes et on goûte les fraises des bois sur le chemin. Mais y’en a marre ! À quand les vacances tranquilles ??? Sur une chaise longue, au bord de la piscine, pas besoin de la mer, dans un hôtel all-inclusive à boire, à manger et à glander …??? Quand est-ce qu’on arrive ?

Vers 13h30 enfin, on atteint le village de NKourani-Sima à 800 m d’altitude, chez Chauffeur. On peut se débarrasser de nos sacs, se laver mais une fois posés, hop ! C’est parti pour un tour du village. Fatigués, courbatus, on se sent vieux. Plus jamais le Karthala…mais qu’est-ce que c’est beau !

Ce soir, c’est la fête, musique traditionnelles et danses et demain matin le marié se fait accompagner jusqu’à la maison de sa fiancée, qui est restée enfermée chez elle.

 

 

10 kourani sima (20)


16.05.10

Nuit passée sur un matelas gonflable chez Chauffeur avec des rats, mais au chaud. On se lève pour aller au mariage mais ça n’a pas encore commencé. On voit un homme préparer le coussin sur lequel est cousue la parure d’or que le mari offre à la mariée. Les gens sont bien habillés, le village est en effervescence…mais déjà il est temps de reprendre la route.

 

                          10 kourani sima (26)   10 kourani sima (43)


2 h de taxi brousse reliant NKourani-Sima à Moroni, après ça il faut en trouver un pour aller dans le nord, à Mitsamiouli.

 

 

11 mitsamiouli (20)

 

Encore 1 h de taxi et on arrive à un hôtel dans un cadre paradisiaque.

Des bungalows longent une plage de sable blanc, fin comme de la farine et qui ne brûle pas les pieds, bordée de cocotiers. On s’en sort pour 30 euros sans eau courante et électricité au générateur si plus de 2 bungalows sont occupés (ouf c’est bon il y a d’autres clients).

 

 

11 mitsamiouli (45)

 

 

11 mitsamiouli (46)

 


Petit tour au « Trou du Prophète » à 10 min de là à pied en passant par la plage, après être passé devant ce qui reste de l’Hôtel Galawa, l’hôtel mythique de Grande Comore.

 

 

11 mitsamiouli (83)

 

 

 

50 le trou du prophète

 

Et une baignade, la 1ère de la semaine, pour détendre nos pauvres muscles. On sort manger des brochettes dans Mitsamiouli et on découvre l’ancienne ville, avec ses maisons de pierre et sa « porte », symbole de la ville, dont on avait vu la photo au musée de Moroni.

 

17.05.10

Encore dans le nord, on s’accorde une petite grasse matinée jusqu’à 8h avant d’aller se baigner. On est tout seul. L’eau est froide. Et on s’active pour aller au Lac Salé à 20 min de taxi de là. Paysage magnifique, malheureusement j’ai encore trop mal au genou pour y grimper, alors on reviendra.

 

 

48 le lac salé


Pas le temps non plus pour la « mosquée miraculeuse » de Bangoi-Kouni, ce sera au prochain épisode.

Direction Moroni pour les derniers achats avant de prendre l’avion demain : robes boubous pour moi, un livre de contes comoriens, des clopes pour seb…et ce soir un resto : langouste grillée.

 

 

8 quartier marché (7)


On est passé à Itsandra plongée boire une bière et voir le gérant mais il n’était pas encore rentré de Madagascar. On lui téléphonera plus tard, mais c’est peut-être une bonne idée ce club.

Allez une dernière nuit dans notre pension et demain, on rentre à la maison.

 

18.05.10

Un dernier Pdej et un dernier tour dans Moroni, une dernière viennoiserie dans une des très nombreuses boulangeries, on aime bien cette île et on a du mal à la quitter. Mais le retour est rapide et ça fait quand même du bien de rentrer chez soi…mais on sait qu’on y retournera un jour Inch Allah…

 

 

11 mitsamiouli (173)

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 23:02

Anjouan et Mohéli du 29.12.09 au 10.01.10




36 voyage anjouan et moheli 

29.12.09 :

Décidés à voyager aux Comores, plus d’avion dispo, le choix se porte sur le bateau : le Maria Galanta… de Dzaoudzi (Petite Terre à Mayotte) à Mutsamudu (Anjouan). Au loin, la pluie arrive, le ciel se couvre…on a échappé à la pluie, on va vers le ciel bleu.
 

Plusieurs heures après l’heure de départ prévue, le bateau démarre, on attendait des clandestins à rapatrier. Il y fait très chaud.

1 allé maria galanta (15)

Petit à petit, la silhouette de Mayotte et de l’ilot de M’tzamboro disparaît, tandis que l’ombre d’Anjouan se dessine. Une nouvelle terre inconnue encore pour nous.

1 allé maria galanta (36)

1 allé maria galanta (52)

Petite sieste, sandwich macédoine-maïs et quelques photos…ça y est, on arrive et au programme : visa biométrique, manger, dormir…. Il fait tellement humide que le responsable des visas s’électrocute sur son appareil photo branché !
 

30.12.09 :

Levés tôt  pour le petit-déj prévu par notre hôte Malidé, gardien d’une pension à Pagé (après le pont à droite) trouvée par un guide qui s’est imposé à nous et à qui on a du donner 5 euros pour qu’il parte… Thé au lait, divers fruits, baguette comme menu. Abdou, un ami à lui s’occupe de traduire. Et c’est parti à la découverte de la ville après quelques formalités (change et confirmation du départ). A midi, ma première langouste, grillée et préparée par Sharman. L’après-midi on visite la Citadelle : plusieurs marches à gravir pour observer le panorama par les ouvertures de cette forteresse en ruine colonisée par la végétation.

                4 mutzamudu la citadelle(24)                  26 la citadelle de mutsamudu 

                                 3 mutzamudu la ville (4)      

Ici aux Comores, les gens parlent pour la plupart le français (limite mieux qu’à Mayotte). De nombreuses enseignes de magasins sont également écrites dans notre langue.

                                         3 mutzamudu la ville (9)

En effet, il ne faut pas oublier que les Comores sont d’anciennes colonies françaises.
De 1885 à 1887, Anjouan, Mohéli et la Grande Comore passent sous protectorat français et recevront en 1946 le statut de territoire d’outre mer.
C’est le 22 décembre 1974 que les comoriens votent à 95% pour l’indépendance alors que Mayotte vote contre à 64%. C’est ainsi que cette dernière va rester française (plus de 36 ans plus tard elle est en passe de devenir département d’outre mer) et se détacher de l’union des Comores qui ne cessera par ailleurs de la revendiquer (le drapeau des Comores comporte toujours les 4 couleurs qui représentent la Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte).

On constate que beaucoup de comoriens ont gardés un attachement envers la France (ils ont même le dimanche "non travaillé" alors que ces îles sont de religion musulmane, tout comme Mayotte).

Aujourd’hui, la petite dernière s’est développée grâce à la France, et le voyage vers Anjouan et Mohéli ressemble à un voyage dans le passé de Mayotte.



31.12.09 :

Au petit matin, on rend visite à la famille d’Abdou puis on se rend au port, pour voir à tout hasard s’il y a un bateau pour Mohéli sinon ce sera la plage de Moya. Bateau prévu destination Mohéli, on fera le réveillon là-bas ! Billets pris, on abandonne Abdou au port, on le reverra au retour. On monte dans un vieux bateau en bois : l’Anadjate : 15 à 20 personnes à bord, à affronter la pluie et quelques vagues. La mer se forme, une femme vomit à mes pieds, mes tongs dedans…je me retiens de ne pas en faire autant…pendant les 3 heures suivantes. Seb conseille de se remplir l’estomac de petits beurres Saïda.


                                5 allé anandjate (7)    

                                 5 allé anandjate (1)         

Mohéli apparaît au loin, magnifique, Seb fait des photos, moi je n’ose plus bouger. Le bateau tombe 3 fois en panne…on verra bien. Un petit cachet anti-palu à l’arrivée distribué au port, un taxi pour Nioumachoua et la nuit tombe. C’est la pleine lune, le taxi-brousse roule chaotiquement à travers une forêt primaire, les baobabs nous font une haie d’honneur, Bonne Année !

On logera dans un bungalow sur la plage de l’association de l’écotourisme. Eclairés par la lune, on devine les ilots dans le noir, on les verra au réveil.
 

01.01.10 :

1er jour de l’année 2010 à Mohéli, voilà une belle résolution. Programme tranquille : plage, lecture.

                                  6 mohéli nioumachoua           

Le midi on se fait invité au repas du 40e jour de deuil par les bouénis du village : riz, mataba, viande, papaye pochée à la vanille…très sympa.

                                 32 nioumashua (1) 

Plusieurs rencontres avec les gens, un jeune dessinateur vient chercher conseil auprès de Seb. La nuit, on entend notre crabe de bungalow marcher et des rats crapahuter sur le toit, et les vagues.

Ici, l'électricité est fournie par un générateur
  
02.01.10 :

Petite baignade pour se réveiller, pas encore de tortues mais on est à 2, seuls au monde ou presque. Exploration en PMT du tombant
 

                                                  6 mohéli nioumachoua (16)                 

30 nioumashua (2)     28 nioumashua (3)

03.01.10 :

Levés dès 5h pour prendre un taxi et rejoindre Itsamia. Le notre va à Fomboni mais nous arrête au carrefour de Djino. On en retrouve un qui nous arrête à Wanani et qui ne va pas plus loin : il y en a pour 20 min à pied !...beaucoup plus tard on arrive à Iconi (Ramavouna) : accueil des gens étonnés.

                                8 iconi (4)           
Ce petit village est magnifique, toutes les habitations ou presque sont construites en feuilles de palmier tressées et en torchis.

On rencontre un éco-guide qui nous dit que c’est possible de rejoindre Itsamia par la côte, en plus c’est marée basse et c’est plus court. On tente, un jeune nous accompagne, après plusieurs chutes évitées sur les roches glissantes avec les sacs sur le dos…demi-tour…trop dur !

On rejoint la route vers midi, on voit un taxi mais celui-ci n’a plus de place : à pied donc ! Finalement une voiture nous prend, les 3 km paraissent longs en plein soleil.
 

Arrivés à Itsamia, il n’y a plus de bungalows de libre, on nous propose une chambre dans une maison en ville, on veut dormir un peu.

Ici pas d'électricité (plus assez d'essence pour le générateur) et pas d'eau courante. nous allons chercher l'eau au puit.

                                34 itsamia                
                                          préparation d'un mataba (vue de notre logement)

Le soir, un Tam-Tam Boxe est prévu à Iconi. On y va en taxi, mais là-bas, grosse averse, de la boue jusqu’au mollets, les gens s’amusent puis l’annulation du Tam-Tam est confirmée.
= Journée où on aurait du rester couchés !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Petites définitions :

Tam-Tam Boxe : rencontre programmée durant laquelle des hommes se rencontrent et boxent au rythme donné par un orchestre, il y a des tournées de village en village. C’est une fête très attendue mais qui peut être très dangereuse.

 

Tam-Tam Bœuf : un bœuf est enfermé dans un enclos avec des jeunes gens qui dansent autour de lui et avec lui sur le rythme de la musique, notamment lors de cérémonies, de mariages…Parfois il peut être lâché dans le village et là, il faut l’esquiver car il est excité par les cris et les youyous des femmes.

 
04.01.10 :

Réveil difficile avec les courbatures de la marche d’hier. Petits gâteaux achetés dans la rue au petit déj puis plage et raquettes…jusqu’à ce que Seb envoie la balle dans la falaise et s’entête à vouloir la chercher…sans résultat. Il a du mal à renoncer, c’était mon cadeau de Noël. On a acheté à manger et une bouéni du village va nous cuisiner tout ca. Ce sera le repas pour la journée, peut-être il en restera pour demain. Zarouk, du village fait notre intermédiaire ici. Pour finir notre riz coco du midi, il nous trouve du mataba et du poulpe : Seb adore ! Ce soir on se tente les tortues ! (mais non pas pour les manger…)

Avec un guide agréé et d’autres curieux, on part explorer les plages. Les tortues sont au rendez-vous, moins nombreuses qu’en pleine saison (de mai à août on peut en voir jusqu’à 50/nuit !) mais l’observation de la ponte reste un moment très émouvant

                                  10 itsamia (10)            

                                  10 itsamia (14)      

05.01.10 :

Dernière journée à Mohéli ! On se réveille à 5h30 pour accompagner Zarouk à la campagne. Longue marche dans la montagne pour arriver à ces 4 hectares. Il exploite des bananes, mangues, tabac, oranges…mais les moustiques sont très présents aussi (quelle idée d’y aller en short !) encore une bonne pluie pour embourber le village. On mange les trouvailles de Zarouk : bananes du jardin et mérous !
 

                                            10 itsamia (0)              

A bientôt Mohéli !

06.01.10 :

Levés encore de bonne heure pour choper le taxi ! chargés avec les sac à dos sur les genoux, avec à peine de la place pour respirer, nous voilà en route vers Fomboni.

                                    voyage anjouan et moheli (8)     

Arrivés au port, on achète les billets, on attend 2h de chargement du bateau sur une mer agitée, on s’installe…ANNULATION : METEO DIFFICILE. Tout le monde débarque, RDV demain à 6h !!!

Le capitaine accepte de nous garder sur le bateau mais finalement Samina nous propose de nous héberger. Le soir avec elle et un de ses amis, nous visitons Fomboni : le marché, la plage, quelques photos, puis retour à la maison où on trinque au Coca.

                                    11 fomboni (7)               

Une chambre est prête dans une case, lit, moustiquaire, bougie, latrines au fond de la cour… le bonheur de la simplicité et de la gentillesse de l’accueil !

                                             11 fomboni      

07.01.10 :

RDV au port, embarquement et départ vers 9h et ça y est, on quitte Mohéli pour Anjouan.

                                    11 fomboni (9)      

Malheureusement, le mal de mer me prend, et je vomis…3 fois et 6h de navigation interminables…Samina est avec nous, à l’arrivée son cousin l’attend : c’est Abdou !
On ne s’attarde pas, on est épuisé et on a envie de se laver et de poser les sacs. On négocie une chambre pour rester dans notre budget. On a vue sur la mer, télé dans le salon, une chambre sympa pour se reposer avant de reprendre le boulot bientôt…et oui le voyage touche à sa fin. Dans la rue, on teste des sambonsas très épicés, puis on rencontre Sharman du resto dans la rue et on se fait des brochettis, y’avait longtemps ! et au dodo

08.01.10 :

Petit déj royal : pain croustillant, beurre, confiture de mangues à la vanille et crêpes…de quoi nous donner du courage pour la journée, achat de tongs de pluie et 2h de taxi pour aller à la plage de Moya, rencontre d’un artisan local : Allaoui qui fait des bijoux et des cadres photos en feuilles de bananiers. Il pleut, on rentre à Mutsamudu pour aller chez Sharman qui nous prépare une belle tranche de thon…la journée s’achève, que nous réserve donc Anjouan demain ?

09.01.10 :

Encore une journée pluvieuse. Samina arrive et nous accompagne à travers les ruelles pour nos derniers achats : tissus, girofles, cigarettes…nous n’avons pas le temps de l’accompagner chez elle mais elle nous ramène des bananes et du jaque. Seb n’en avait pas encore gouté.

                                             14 retour à mutsamudu (2)        

Tout est prêt, Seb termine ses dessins.

                                         24 enfant dans la rivière mutsamudu          
                                                      des enfants jouent dans la rivière

Une dernière sortie en ville, quel déluge !!! Les ruelles deviennent des fleuves et les trottoirs des torrents…les chaussures ont tendance à fuir nos pieds et on est « trempé comme des sachets de thé » selon Seb.

                                voyage anjouan et moheli (11)

On rentre, ya plus qu’à nous essorer !

10.01.10 :

Le Maria Galanta nous fait attendre en plein soleil (et oui il ne pleut pas tout le temps). Finalement, on embarque mais il y a trop de monde. Demain c’est la rentrée des classes et certains passagers n’ont pas confirmé leur date ou n’ont pas pris de billets : ils sont finalement débarqués ! On part avec du retard. En mer il pleut. On arrive tard à Dzaoudzi et 290 personnes à contrôler par la PAF.


Finalement Lucie et Vanessa viennent nous chercher en voiture.

A 23h on est à la maison, glace et Champagne c’est royal!  (C’est pour la nouvelle Année)

Et demain au boulot !!!

                                  15 retour à mutsamudu (33)        

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